On la rencontre sur la place Navone, mais qui est ce personnage étrange lié à l’épiphanie ?

A Rome, pas de galette des rois mais une tradition qui remonte au XIVe siècle :  le 6 janvier, une sorcière, la befana offre des cadeaux aux petits romains, à l’instar des dons que les célèbres rois mages apportèrent au petit jésus. Si les enfants avaient été sages, ils20130107_135551 trouvaient dans les chaussettes sur la cheminée :  bonbons, chocolats et fruits secs, sans oublier de petits cadeaux. En revanche, s’ils avaient été un peu trop dissipés, les enfants se contenteraient de.. charbon ! (de nos jours, un bonbon de couleur noire).

Traditionnellement, pour attirer la befana, on lui laissait des choses à grignoter, tel que des mandarines, du hareng fumé, une sardine et un verre de vin.

Évidemment un tel personnage ne peut découler que des cultes païens ; cette sorcière n’est que la transformation moderne de Mère nature – symbolisant la mort et le renouveau de la nature – fêtée  la douzième nuit après le solstice d’hiver.  Les romains de l’antiquité pensaient que des divinités féminines volaient au-dessus des champs dans le but de favoriser les futures récoltes. Pour illustrer ce renouveau, on brûlait des fantoches de cette fameuse sorcière.

Puis vint l’évolution du culte profane vers une version chrétienne …. Les Rois mages, ne trouvant pas leur route vers Bethléem,  demandèrent leur chemin à une vieille dame. Elle voulut les rejoindre, après s’être repentie de ne pas les avoir suivis malgré leurs requêtes insistantes. Afin de se faire pardonner, la befana ira à la rencontre de tous les enfants, avec à son bras un panier rempli de douceurs,  en espérant trouver le messie …